Actualités
Compétition internationale
Rétrospectives
Evénements
Films en cours
Journées professionnelles
Séances jeune public
Séances scolaires
Planning des séances
Infos pratiques
Accès professionnels
Inscription des films
Presse
Le Journal du Festival
Multimédia
Archives du Festival
Le Festival 2009
Compétition internationale 2009
Rétrospectives 2009
Intégrale Adolfo Arrietta
Je me souviens  du nouveau cinéma suisse  (1964-1984)
Hommage à Louis Skorecki
La Transversale : L'un e(s)t l'autre
Colloque Cinéma et Histoire :  Les ouvriers égérie du cinéma
Fragments d'une oeuvre :  Brian De Palma
Programmation exceptionnelle :  L'après Vertigo
Les Chantiers de la mémoire :  Autour de l'Homme à la caméra
Evénements 2009
Journées professionnelles 2009
Séances jeune public 2009
Séances scolaires 2009
Presse 2009
Multimédia 2009
Le Journal du Festival 2009
L'équipe 2009
Le Festival 2008
Le Festival 2007
Le Festival 2006
Le Festival 2005
Palmarès 2004
Palmarès 2003
Programmation Art & Essai à Belfort
L'équipe
Partenaires
Contact
Retour à l'accueil / Back homepage  
Retour à l'accueil / Back homepage
du 27 novembre
au 5 décembre 2010

francais
english Facebook contact plan du site imprimer la page
Caroline Loeb et Pascal Greggory ||dans « Flammes » (1978)
cliquez pour agrandir l'image Caroline Loeb et Pascal Greggory
dans « Flammes » (1978)

L’intégrale

Adolfo Arrietta, la vie réelle des anges

Principalement réalisée en France dans les années 70, une œuvre étrange, fantasque, baroque à (re)découvrir d’urgence.

En 1974, Les Intrigues de Sylvia Couski, premier long-métrage d’Adolfo Arrietta obtient le grand prix du cinéma différent au festival de Toulon. Si à l’époque Arrietta fut considéré comme le premier cinéaste underground, on aurait certainement aujourd’hui préféré le titre de « cinéaste transgenre ».

Le Saint-Germain-des-Prés d’Arrietta est en effet peuplé de sublimes travestis, figures totémiques de l’hyper féminité, belles de tous sexes masquées et fardées. Ces mêmes travestis devenus dans Tam-Tam maîtresses de maison milliardaires attendant en vain, et avec une formidable frivolité, l’auteur d’un livre sur le cataclysme resté à New York. Flammes est sans doute le film le plus connu, et le plus classique du cinéaste. C’est cette fois un conte de fée où une jeune femme appelle les pompiers pour que celui qu’elle a choisi vienne apaiser le feu qui est en elle...

Le pompier c’est Xavier Grandes, égérie masculine d’Arrietta. Depuis L’Imitation de l’ange en 1964, il occupe la place de l’ange dans tous les films du cinéaste. Un ange parfois maléfique, qui est là et pas tout à fait là, qui apparaît et disparaît, que l’on attend en vain et dont on ne sait jamais très bien comment ni pourquoi il est là.

Des contes de fées, des anges, le cinéma d’Arrietta est une œuvre maniériste et artisanale peuplée de chiméres sur laquelle Cocteau veille comme une figure tutélaire. Empreints d’une grande ingénuité, les fantasmes y sont assumés avec naïveté et constance. Ses films, toujours sous le signe du jeu, à la fois désinvoltes et cérébraux, semblent être faits pour nous être racontés à l’oreille, et le spectateur, tout incrédule qu’il puisse être au départ, se laisse glisser dans ce monde à la fois excentrique et quotidien, où les personnages jouent à être eux-mêmes et le sont en effet... In fine, le simulacre est réalité : Xavier Grandes est peut-être vraiment un ange aux ailes de papier.


Programmation : 


Le Crime de la toupie  (1966, Espagne, 19’)
L’Imitation de l’ange (La Imitaciòn del ángel) (1968, Espagne, 20’)
Le Jouet criminel  (1969, France, 37’)
Pointilly  (1972, France, 28’)
Le Château de Pointilly (1972, France, 59')
Les Intrigues de Sylvia Couski  (1974, France, 85’)
Tam Tam  (1976, France, 85’)
Flammes  (1978, France, 85’)
Grenouilles  (1983, France, 40’)
Kiki  (1989, Espagne, 23’)
Merlin (1990, Espagne, 59’)
Eco y Narciso  (2004, Espagne, 19')
Vacanza Permanente  (2006, Italie-Espagne, 40’)
Dry Martini (Buñuelino Cocktail) (2009, , 9')