Compétition internationale
Rétrospectives
Évènements
Journées Professionnelles
Séances scolaires
Planning des séances
Accès spectateurs
Accès professionnels
Inscription des films
Actualités
Archives du Festival
Le Festival 2007
Le Festival 2006
La compétition internationale
Catégorie
Catégorie
Rétrospectives
Palmarès
Jury / Prix
Le Festival 2005
Palmarès 2004
Palmarès 2003
Programmation Art & Essai à Belfort
Partenaires
Contact
festival entrevues francais
english
  contact plan du site imprimer la page

La compétition internationale

Présentation

Créé en 1986 par Janine Bazin, Entre Vues, Le Festival International du Film de Belfort, se consacre à la mise en valeur des premiers films (1e, 2e ou 3e œuvres), à la faveur d’une compétition internationale. Chaque année, ce sont plus de sept cents films, tous formats, durées et genres confondus, qui s’inscrivent et sont visionnés par les sélectionneurs du Festival (Jean-Sébastien Chauvin, Bertrand Loutte et Catherine Bizern, directrice artistique), une sélection arrêtée définitivement vers la mi-octobre.
La compétition officielle résulte d’une sélection d ’œuvres françaises et étrangères, courts et longs-métrages, fictions et documentaires qui reflètent un certain état du jeune cinéma mondial, un cinéma qui tatonne, invente et se découvre de nouvelles frontières.



Honor de cavalleria
de Albert Serra (Espagne),
Grand Prix du long-métrage
et double prix d’interprétation 2006.

Honor de Cavalleria
cliquez pour agrandir l'image

Un mot des sélectionneurs

Depuis maintenant quatre ans que nous sélectionnons des films pour la compétition d’EntreVues, la courbe des films inscrits n’a cessé de croître, atteignant cette année un nombre supérieur à 1000, soit 300 titres de plus qu’en 2003. Cette augmentation nous oblige à nous séparer, parfois de façon douloureuse, de nombre de films qui auraient toute légitimité à trouver leur place au sein de la sélection. Cela se vérifie plus particulièrement dans le court- métrage français dont la vivacité et la diversité est loin de se démentir. De quoi espérer pour ces cinéastes s’accomplir dans le format long. De même, et en dépit de la crise structurelle qui le touche et du formatage imposé par les chaînes de télévision, le documentaire de création continue d’embrasser un large spectre, s’aventurant dans des contrées formelles peu balisées. Cette exploration ne va pas sans une nouvelle donne de production, plus contrebandière et équilibriste, qui impose au cinéaste de faire son film sans financement extérieur (à l’instar, cette année, des films Le Bijou et La Perruque). Belfort se doit de ne pas rester sourd à ce nouvel état du cinéma.

Ce foisonnement, il nous a semblé qu’il n’était pas aussi affirmé du côté des longs-métrages français de fiction. Sa part amoindrie dans la sélection (6 films en 2003, 3 seulement cette année) reflète nos interrogations. Sommes-nous face à une redistribution des cartes économiques, incitant les jeunes cinéastes à plus de frilosité esthétique ? Probablement. À cela s’ajoute une attention soutenue de tous les festivals à l’égard des jeunes pousses et auteurs en devenir. Il est évidemment difficile pour les cinéastes portant leur premier long- métrage de résister à l’appel des grands festivals que sont Cannes, Venise, Berlin et Locarno. Ceux-ci exigeant l’exclusivité, le champ des découvertes s’est considérablement restreint pour les autres festivals. Il ne faudrait pas que ce système de « premières » resserre le spectre de leur visibilité et empêche leur rebond de manifestation en manifestation, d’autant que la distribution de ces oeuvres sur le territoire français reste aléatoire.

A cette mission de découverte s’ajoute le plaisir de la confirmation. De nombreux auteurs, parmi lesquels Julien Samani, Patric Chiha, Tan Chui Mui ou Antonio Hébrard, reviennent pour la seconde ou troisième fois à Belfort. Cette fidélité non calculée (il va de soi qu’aucun blanc-seing n’est délivré a priori) fait aussi l’essence d’un festival.

Enfin, une particularité : cette année un court-métrage figure à la fois dans les compétitions fiction et documentaire. Nul refus de trancher ici, mais l’idée que d’une catégorie à une autre, le film est différent, se métamorphose. Faut-il voir dans cet objet vivant le modèle d’un futur décloisonnement ?

Jean-Sébastien Chauvin et Bertrand Loutte
Sélection de la compétition