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du 26 novembre
au 4 décembre 2011

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Mercedes de Yousry Nasrallah (1993)
cliquez pour agrandir l'image Mercedes
de Yousry Nasrallah (1993)

L’intégrale

Yousry Nasrallah, populaire et impertinent

Après Marco Bellochio en 2006, Joao César Monteiro en 2007, c’est à un jeune cinéaste que nous consacrons notre intégrale cette année. Un jeune cinéaste égyptien, qui en 20 ans et 6 longs-métrages s’est imposé comme un très grand raconteur d’histoires. À la fois tellement oriental et tellement empreint du cinéma européen, à la fois reconnaissable et totalement d’ailleurs, le cinéma de Yousry Nasrallah est dans le même temps politique et sensuel, jouissif et introspectif. Chacun de ses films est tout à la fois une épopée, une saga, un roman historique, un film intimiste, un grand spectacle. Chacun de ses films s’attache à des destins personnels et retrace une histoire collective. Chacun de ses films raconte à la fois l’homme et le monde.
En 1988, Vols d’été, son premier long-métrage, plongeait dans le quotidien d’une riche famille de propriétaires terriens en 1961 au moment des décrets de nationalisation du président Nasser. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, le film était primé quelques mois plus tard au festival de Belfort. En 2004, les Portes du soleil, grande fresque revenant sur l’histoire du combat des Palestiniens à travers l’histoire de quelques- uns, était en compétition officielle à Cannes. Entre ces deux films, Mercedes en 1993, puis La Ville en 2000, et un documentaire, À propos des garçons, des filles et du voile en 1995, absolument ancrés dans la réalité du moment, nous permettaient, en prime, de faire la connaissance du comédien Bassem Samra qu’il nous plaît à retrouver à chaque fois. Aquarium, son dernier film, découvert au festival de Berlin en février dernier, fait le portrait de deux solitudes terriblement contemporaines et universelles, là encore dans une ville du Caire dépeinte comme dans un instantané.
EntreVues se souvient encore de la venue de Youssef Chahine en 1990 pour une rétrospective intégrale de son œuvre. Nous retrouverons avec Yousry Nasrallah, qui fut son assistant, cette même générosité, cette même impertinence, cette même sensualité et cette même insistance à dépeindre une société égyptienne à la fois résolument moderne et désespérément conservatrice.


Le Retour de l'enfant prodigue (Awdat al ibn ad dal) (1976, Egypte, Algérie, 120')
Vols d'été (Sarikat Sayfeya) (1982, Egypte, 102')
Mercedes (Marsidès) (1993, Egypte, France, 108')
À propos des garçons, des filles et du voile (Sobyan wa banat) (1995, Egypte, France, 73')
La Ville (El Medina) (1999, Egypte, France, 108')
Merci Docteur Rey (2002, France,Etats-Unis, 102')
La Porte du soleil (Bab el chams) (2004, France, Egypte, 278')
L' Aquarium (Genenet al asmak) (2008, France, Egypte, Allemagne, 111')