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Black Book de Paul Verhoeven (2006)
cliquez pour agrandir l'image Black Book
de Paul Verhoeven (2006)

Fragments d’une œuvre

Paul Verhoeven

Quand en 2006 Paul Verhoeven est retourné aux Pays-Bas pour réaliser Black Book, il a été dit que c’était un retour aux sources, un retour à ses premiers films, sa période hollandaise. C’était donc le moment de revenir à cette période, de (re)découvrir les premières œuvres du cinéaste mais aussi de les croiser à quelques-uns de ses films américains pour voir comment l’esprit corrosif et l’énergie transgressive des premiers films (certains les diraient immoraux et décadents) se retrouvent, intacts, dans sa production hollywoodienne.
Des personnages féminins qui ne sont jamais réduits à une simple fonction mais existent fortement dans toutes leurs contradictions, de femme et de personne. Jamais mièvres, parfois cruelles, elles apparaissent entières (avec vice et vertu), toujours prêtes à prendre leur vie à pleine main.
Des situations où sexe, violence et pression sociale se mêlent, dépeintes parfois sur le fil du mauvais goût, pour rendre compte d’un monde réel qui échappe peu à une certaine vulgarité chronique.
Une critique politique du monde qui pourfend l’ordre social, son hypocrisie et son pouvoir mortifère.
Enfin, une attention au corps, de l’homme comme de la femme, dans la crudité et la simplicité de sa chair, sans artifice mais non sans désir.
Démonstration par les œuvres en quatre jours et huit films.


Turkish Delight (Turks Fruit) (1973, Pays-Bas, 105')
Katie Tippel (Keetje Tippel) (1975, Pays-Bas, 100')
Soldier of Orange (Soldaat van Oranje) (1977, Pays-Bas,Belgique, 153')
Spetters (1980, Pays-Bas, 120')
La Chair et le Sang (Flesh and Blood) (1985, Etats-Unis, Espagne, Pays-Bas, 126')
Showgirls (1995, Etats-Unis, 128')
Starship Troopers (1997, Etats-Unis, 129')
Black Book (Zwartboek) (2006, Pays-Bas, 145')