1966 France
27'
Interprètes/Cast : Edith Scob, Maurice Roche, Claude Ollier, Marcelin Pleynet, Jacques Bontemps, Koichi Yamada, André Téchiné, Jean Eustache, Jean-Joseph Goux..
L’Accompagnement est l’histoire d’un compositeur, c’est aussi l’histoire d’un film en train de se faire qui met en scène également une communauté fraternelle d’artistes, de cinéastes et d’écrivains. Cette fiction expérimentale documente un moment de l’histoire intellectuelle du 20e siècle, à la croisée de la musique, de l’art, du cinéma et de la littérature.
Réalisation/Filmmaking : Jean-André Fieschi Image/Camera : Georges Lendi. Scénario/Screenplay : Jean-André Fieschi, Claude Ollier. Son/Sound : Michel Fano. Musique/Music : Francis Miroglio. Montage/Editing : Jean Eustache.
Un film « décepteur » comme le disait Griaule du renard pâle des Dogon, en ce sens qu’il s’attache à laisser entrevoir des rencontres qui ne se produiront pas, et rêveur, où se mêlent dans la fiction des images de Paris et de Rome, capitales aimées. De longs panoramiques sur les grilles sont là comme pour dire la fuite en avant qui en est le sujet. Bref, un de ces « objets inquiétants », que Jean Rouch attendait du cinéma.
Emile Breton, l’Humanité, 5 décembre 2007
Ce film est un inédit jamais commercialisé, restauré et en beta numérique. Qui se passe dans l’atelier de Robert Malaval, qu’on ne voit pas, mais le film réunit des artistes qui travaillaient en une communauté invisible, Jean-André Fieschi, Maurice Roche, Claude Ollier, Bontemps et André Téchiné. C’est une fiction (le montage est de Jean Eustache), qui raconte l’histoire d’un musicien raté : il y a là une sorte d’interdisciplinarité totale. Le réalisateur qui fait le film ne sait pas de quoi il parle. A la manière de Franju, le montage est impur et baroque, primesautier, emblématique du sujet ; chaque personnage joue le rôle d’un autre. Le film met en scène des pieds nickelés.
Pascale Cassagnau, interview par Annick Rivoire, Poptronics.fr