Compétition internationale
Rétrospectives
Évènements
Journées Professionnelles
Séances scolaires
Planning des séances
Accès spectateurs
Accès professionnels
Inscription des films
Actualités
Archives du Festival
Le Festival 2007
Compétition internationale
Rétrospectives
Intégrale João César Monteiro
Hommage à Gleb Panfilov & Inna Tchourikova
Pascal Thomas
Hommage à Janine Bazin
Lutte armée
Colloque Cinéma & Histoire
Autour de 
Evénements
Journées Professionnelles
Le Festival 2006
Le Festival 2005
Palmarès 2004
Palmarès 2003
Programmation Art & Essai à Belfort
Partenaires
Contact
festival entrevues francais
english
  contact plan du site imprimer la page

Les chantiers de la mémoire


Autour de Hiroshima mon amour

un film d’Alain Resnais écrit par Marguerite Duras

Dix films et trois lignes tangentes pour accompagner Hiroshima mon amour, le premier long métrage d’Alain Resnais écrit par Marguerite Duras, à partir de l’attaque nucléaire d’Hiroshima par les américains.

Tout d’abord, le cinéma d’après Marguerite Duras, son univers et son écriture dans cette époque si riche du cinéma français que sont les années 60. Marguerite Duras dont Alain Resnais disait à la veille de la projection cannoise du film qu’Hiroshima mon amour était autant un film de lui que d’elle. Après lui, c’est au tour de l’homme de théâtre Peter Brook de porter à l’écran un texte de Duras, Moderato Cantabile, puis au cinéaste Henri Colpi d’adapter Une aussi longue absence. A chaque fois, de l’aveu même de Duras, il nous semble que nous retrouvons le même personnage féminin à un nouvel âge de sa vie. La Musica, co-réalisé par Marguerite Duras elle-même, vient clore ce cycle féminin.

D’un autre côté, trois regards portés sur la catastrophe d’Hiroshima : Pluie Noire de Shohei Imamura, tourné en 1989, nous transporte dans une contemporanéité du drame que le noir et blanc souligne ; Femmes en miroir de Kiju Yoshida, tourné en 2002, le traite au contraire comme un événement passé, porteur de séquelles affectives se propageant par delà les générations. Et puis l’étrange film de la jeune artiste française Christelle Lheureux A carp jumps in his mind évoque par un récit en voix off (tiré d'un manga très connu) la catastrophe elle-même, de façon presque documentaire.

Enfin, trois œuvres en miroir : La Jetée, réalisé en 1962 par Chris Marker, avec lequel Alain Resnais a notamment réalisé Les Statues meurent aussi. Il y est aussi question d’une histoire d’amour, dans un temps du passé, du souvenir et de la catastrophe ; Orphée de Jean Cocteau pour l'influence que ce film semble avoir exercé sur le cinéaste pour le traitement des lieux et la place des personnages dans les paysages; H story, troisième film de Suwa Nobuhiro, originaire d’Hiroshima, qui est une impossible tentative à renouer avec le film de Resnais.


Orphée (1950, France, 1h52)
Hiroshima mon amour (1959, France, Japon, 1h30)
Moderato cantabile (1960, France, Italie, 1h31)
Une aussi longue absence (1961, France, Italie, 1h31)
La Jetée (1962, France, 28mn)
Pluie noire (Kuroi ame) (1989, Japon, 2h03)
H Story (2000, Japon, 1h51)
Femmes en miroir (Kagami no otannachi) (2002, Japon, France, 2h09)
A Car Jumps In His Mind (2005, France, 33 mn)