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Hommage


Gleb PANFILOV et Inna TCHOURIKOVA : le cinéaste et la comédienne


En leur présence


Gleb Panfilov réalise son premier long-métrage en 1967, Pas de gué dans le feu, qui révèle non seulement ses talents de cinéaste mais aussi les talents de la jeune Inna Tchourikova, qui deviendra son épouse. Dès lors, les talents de l’un et de l’autre sont pour nous à jamais confondus, sans doute parce que le cinéma de Panfilov se situe dans une perspective délibérément féministe. Mais aussi parce chaque film est un hommage à l’art de cette formidable comédienne à la beauté extrêmement originale. Chaque film est entièrement habité, enchanté pourrait-on dire, par la présence d’Inna Tchourikova. Ainsi, Gleb Panfilov se lance dans la réalisation du Début, avant tout animé par le désir de faire un film où Inna Tchourikova incarnerait Jeanne d’Arc, parce que dit-il « Pour moi, la personnalité de Tchourikova est telle qu’elle aurait pu être Jeanne d’Arc, même dans la réalité ». Mais à bien y réfléchir, chacun des films qu’ils feront ensuite ensemble met en scène une femme exceptionnelle, non pas héroïque comme on l’entend habituellement, mais animée d’une force intérieure incandescente.

Depuis son approche antihéroïque d’un thème patriotique dans Pas de gué dans le feu, primé à Locarno, à une certaine critique de la vie quotidienne et politique que l’on retrouve dans l’ensemble de ses films, Panfilov ne veut rien bouleverser mais s’attache à poser un regard intérieur sur son pays. Il cultive une vision réaliste de l’état soviétique, et met en scène des personnages en mutation dont les questionnements ont des résonances sociales et politiques, et dont le désir fou de vivre porte toute la défiance au monde.


Pas de gué dans le feu (1967, U.R.S.S., 1h35)
Le Début (1970, U.R.S.S., 1h31)
Je demande la parole (1975, Union Soviétique, 2h15)
Le Thème (1979, U.R.S.S., 1h40)
Valentina (1981, U.R.S.S., 1h40)
Vassa (1983, U.R.S.S., 2h20)
La Mère (Mat) (1989, U.R.S.S., Italie, 3h20)
Archivé pour l’éternité (2007, Russie, 2h13)